Accrocher un nuage à la banalité
De ces heures qui tournent
A décrocher le temps.

De temps en temps
La joie et l’amour
Enlacent les fibres de ton corps
Posé là en espace de vie.

L’escalier des âges
Dessine le mouvement
A prendre.

Les amis qui se collent
En essaims de tendresse…

Sans oublier les autres,
Ces gens d’une rencontre,
L’espace d’un hasard,
Le flash d’un regard
A te faire poser des questions…

Des gens parfois aussi
En manque d’affection…

En ce trop plein de vie multiple:
Danse intense… incohérence…

Pouvoir parfois vous dire
Que je n’ai rien à dire
Qui ne puisse s’oublier,
Que rien de ce qui vit
N’aura raison un jour,

Que la mort de ce corps
Est le plus beau cadeau,
Que ce délire de vie
Moi j’en ai plein le dos !

De toutes les hypnoses
Je voudrais me garder
A déposer un corps
Vide et nu de principes,

Des blessures affectives
Et des joyeux mirages
Dont parlent tous ces mots
Dont je bourre des pages !

 

Allez finissons-en
De ces jeux qui nous vident :

Amour, Dieu ou argent…
Érotisme du cul
Ou bien des sentiments…

Je crois bien qu’en ces temps
L’Energie tourne à vide…

Regarde-moi!
Ne vois tu pas ?

Le « geste de partir »
Me paraît le plus pur.
A rupture d’habitude
Il n’est plus de
« Visage-maquillage de circonstance »,

Plus de rôle à jouer,
Perte d’identité
A retrouver peut-être
L’équilibre de l’être-nature.

En débâcle de foi
De ces corps qui se croisent
A sourire un instant
Miroir et illusion…

Regarde-moi !
Ne vois-tu pas ?

La tentation un jour
De nous crever les yeux
A l’âme.

 

                      ***

Houla ! Ça s’arrange pas !

 

                      ***

 

 

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